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Pleins feux sur la durabilité dans le secteur des semences à l’échelle internationale

J’ai eu l’occasion d’assister pour la première fois aux réunions préliminaires des groupes de coordination de la Fédération internationale des semences (ISF) au début de novembre. Les réunions avaient lieu à Rome, en Italie, et pas seulement à cause des nombreuses gelaterias de la ville (même si j’avoue qu’elles ont aiguisé mon envie d’assister aux rencontres). Outre le gelato, les pâtes et le pape, on trouve à Rome le siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Et, le matin de la réunion du groupe de coordination de l’ISF sur l’environnement, l’éthique et la responsabilité sociale, nous avons pu assister à la cérémonie d’ouverture de la première conférence mondiale de la FAO sur la production végétale durable. Le secrétaire général de l’ISF, Michael Keller, a prononcé l’un des discours programmes de la matinée, dans lequel il mettait en relief l’importance des semences.

La question de la durabilité a deux volets. Le premier est un message très positif que nous devons nous préparer à communiquer. Comme l’a mentionné M. Keller dans son discours, les semences sont le point de départ de la marche vers la durabilité. La génétique, livrée sous forme de graine, peut nous aider d’une part à nous adapter à l’évolution de l’environnement et d’autre part à atténuer les changements à venir. Grâce aux méthodes de développement et de commercialisation des semences, les agriculteurs canadiens ont accès chaque année à de nouvelles variétés adaptées aux conditions de croissance d’aujourd’hui. Les scientifiques peuvent accéder au génome de la plante et optimiser les caractères présents, par exemple l’efficacité de l’utilisation de l’azote, l’architecture des racines, la capacité de photosynthèse et la tolérance à la sécheresse. Et des innovations en matière de sélection végétale nous donneront encore plus de pouvoir. En se servant de la modélisation des ravageurs et du climat, les scientifiques peuvent adapter la génétique des plantes afin de leur conférer la capacité de résister aux stress biotiques et abiotiques prévus, voire de bien pousser dans ces conditions. À l’aide des nouvelles technologies de sélection, on pourrait produire des récoltes plus abondantes et de meilleure qualité, plus rapidement, et ce, avec une empreinte écologique équivalente ou moindre. Toutefois, comme le signale un nouveau rapport spécial de la Banque Royale du Canada, les exigences réglementaires peuvent faire obstacle au déploiement de l’innovation génétique. Il faut permettre aux développeurs d’utiliser les innovations et aux agriculteurs d’y avoir accès.

Le second volet de la question de la durabilité des semences exigera plus d’efforts et l’adoption de nouvelles pratiques exemplaires. À l’instar de la production de cultures, la production de semences contribue aux émissions. Le secteur des semences doit s’intéresser aux nouvelles pratiques de production qui naissent de la quête actuelle de durabilité, et il doit emboîter le pas. L’utilisation des terres, l’utilisation de l’eau et la main-d’œuvre devront toutes être optimisées pour limiter le plus possible les impacts négatifs sur la société et l’environnement. Une production de semences durable sera essentielle à un système de production agricole durable, dans le cadre du cycle de vie d’un produit fini.

Les projecteurs demeurent braqués sur la durabilité dans notre secteur. En fait, au moment d’écrire ces lignes, l’ISF représente le secteur des semences à la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques #COP27, au Caire, en Égypte. Les semences ne sont évidemment pas une solution miracle : les innovations sur ce plan ne garantissent pas l’atteinte de tous nos objectifs mondiaux. En revanche, je vous garantis que le secteur a un bon message à livrer et qu’il aura de nombreuses occasions de contribuer. 

Envie de creuser la question?

 

Autrice : Lauren Comin, gestionnaire des affaires réglementaires, Semences Canada

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Semences Canada est le principal porte-parole du secteur des semences au Canada. L’organisme représente les analystes de semences, les obtenteurs, les distributeurs, les transformateurs, les producteurs de semences et d’autres intervenants du secteur, d’un océan à l’autre. La semence est le lien vital dans la chaîne de valeur Agricole; l’industrie contribue à l’économie à hauteur de 6 milliards de dollars, emploie plus de 63 000 Canadiens et exporte pour plus de 700 millions de dollars par année.

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Lise Newton
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343-777-3867

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The Spotlight is on Sustainability in the International Seed Sector

I had my first opportunity to attend International Seed Federation (ISF) interim meetings of the coordination groups at the beginning of November. The meetings were held in Rome, Italy, and this certainly wasn’t just for the numerous gelato shops, alone (although this did influence my enthusiasm to attend). Besides gelato, pasta and the Pope, Rome is also home to the headquarters of the Food and Agriculture Organization (FAO) of the United Nations. And, on the morning of our Environmental, Ethical and Social Responsibility (EESR) ISF coordination group meeting, we had the opportunity to attend the opening ceremony of the FAO’s First Global Conference on Sustainable Plant Production. ISF Secretary General, Michael Keller, delivered one of the morning’s keynote speeches, highlighting the importance of seed.

The sustainability story for seed has two branches. The first is a very “good news” story that we need to be prepared to tell. As Keller stated in his keynote “the journey to sustainability starts with seed.” Genetics, delivered as seed, can contribute to both adaptation to a changing environment and mitigation of further changes. Because of the way seed is developed and commercialized, each year, Canadian farmers have access to new varieties that are adapted to the growing conditions of today. Scientists are able to access the plant’s genome and optimize trait’s present, including nitrogen use efficiency, root architecture, photosynthetic capability, drought tolerance etc. New plant breeding innovations are opening the door to even more power. In collaboration with pest and climate modelling, scientists can get a jump start, tailoring the plants genetics to resist, and even thrive, amidst predicted biotic and abiotic stressors. More crops, with higher quality, can be produced faster with similar or smaller footprints with new breeding technologies than they could without. But, as a new Royal Bank of Canada (RBC) special report points out, regulatory requirements can act as barriers to deployment of genetic innovation. Developers need to be able to use new innovations and farmers need to be allowed access to them.

The second branch of the seed sustainability story requires some work and adoption of new best practices. Just like crop production, seed production is a contributor to emissions. As new production practices are developed in the quest to achieve sustainability, the seed sector needs to pay attention and follow suit. Land use, water use, and labour will all need to be optimized to ensure the least possible negative impact on society and the environment. Sustainably produced seed will be required to feed into a sustainable crop production system, as a part of a finished product’s lifecycle.

The spotlight on sustainability in our sector is not fading out. In fact, as I write, ISF is representing the seed sector at the United Nation’s Climate Change Conference #COP27, in Cairo, Egypt. Seed is certainly not a silver bullet; we won’t achieve our global goals with seed innovation alone. But rest assured, we have a good story to tell and many opportunities to contribute.

Want to learn more?


Author: Lauren Comin, Seeds Canada Regulatory Affairs Manager

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Seeds Canada is the leading voice of the seed sector in Canada, with members including analysts, breeders, distributors, processors, seed growers and other contributors to the industry, located from coast to coast. Seed is the vital first link in the agriculture value chain, contributing over $6 billion to the economy, employing more than 63,000 Canadians, and exporting more than $700 million annually.

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Assemblée annuelle 2022 de la NAPPO : projet de dépistage du ToBRFV dans les semences

26 octobre 2022 – Le virus du fruit rugueux brun de la tomate, ou ToBRFV, transmis par les semences, attaque les plantes de la famille des Solanacées, notamment les tomates et les poivrons Découvert en 2014, il peut rendre les fruits invendables. Il y laisse des taches ratatinées ou raboteuses et change l’aspect des feuilles. Le ToBRFV est hautement transmissible et considéré comme un organisme de quarantaine dans les pays membres de l’Organisation nord-américaine pour la protection des végétaux (NAPPO), soit le Mexique, les États-Unis et le Canada.

À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement contre le ToBRFV, et aucune source de résistance génétique n’a encore été découverte. Les précautions à prendre pour prévenir ce parasite comprennent des contrôles des cultures (p. ex. des mesures d’hygiène strictes) et, surtout, la localisation de sources d’approvisionnement en semences exemptes de virus. 

Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), le Canada a produit 256 361 tonnes métriques de tomates de serre en 2020, d’une valeur totale à la ferme de 665,9 millions de dollars, et la majeure partie de la production (71 %) vient de l’Ontario (AAC, 2020). Même si les tomates sont produites ici au Canada, la plupart des semences destinées à la production commerciale sont importées. La présence du ToBRFV a été confirmée aux États-Unis, au Mexique et, hors du continent, en Italie, en Arabie saoudite, en Israël, en Jordanie et en Turquie (ASTA, 2022). 

La stricte surveillance des mouvements du virus en Amérique du Nord fait planer une lourde menace sur l’industrie horticole du Canada. Tandis que les développeurs examinent des techniques susceptibles de limiter les impacts du virus, les membres de la NAPPO travaillent à l’harmonisation des protocoles de diagnostic pour alléger les retards et réduire les coûts des tests à réaliser pour faciliter le commerce. Le projet de test ToBRFV vise à évaluer les protocoles de diagnostic moléculaire utilisés dans différents États en vue d’établir un protocole standard de la NAPPO pour l’évaluation les semences.

Une équipe hautement coordonnée de spécialistes de tout le continent, répartis en plusieurs sous-groupes, travaille actuellement au projet. Le Canada y compte quatre représentants de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et un de l’industrie (Lauren Comin, de Semences Canada).

Les membres de Semences Canada seront informés de l’évolution du projet lors de la prochaine réunion du comité des politiques et des enjeux des semences potagères et horticoles, au début de 2023.

Profil de la culture de la tomate de serre au Canada, 2020 (2020) AAC. A118-10-24-2020-fra.pdf (publications.gc.ca)  

Tomato Brown Rugose Fruit Virus (ToBRFV): Q&A on the new Tobamovirus (consulté le 20 octobre 2022) American Seed Trade Association QA-ToBRFV.pdf (hortcouncil.ca)

Fiche technique du Réseau d’avertissements phytosanitaires sur le ToBRFV (consultée le 28 octobre 2022)

Autrice : Lauren Comin, gestionnaire des affaires réglementaires, Semences Canada

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Semences Canada est le principal porte-parole du secteur des semences au Canada. L’organisme représente les analystes de semences, les obtenteurs, les distributeurs, les transformateurs, les producteurs de semences et d’autres intervenants du secteur, d’un océan à l’autre. La semence est le lien vital dans la chaîne de valeur Agricole; l’industrie contribue à l’économie à hauteur de 6 milliards de dollars, emploie plus de 63 000 Canadiens et exporte pour plus de 700 millions de dollars par année.

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Voyager à l’international n’est jamais simple.

Le 5 octobre 2022 – En septembre, j’ai eu l’occasion de voyager à l’étranger pour la première fois à titre de déléguée de Semences Canada. Je me suis rendue à Punta del Este, en Uruguay, pour le congrès de la Seed American Association (SAA), une organisation qui défend les intérêts de l’industrie des semences dans les Amériques. Semences Canada est membre de la SAA et siège à son conseil d’administration.

C’était la première fois que j’allais dans l’hémisphère sud et, malgré toute ma planification, me rendre en Uruguay n’a pas été de tout repos. Avant de partir, j’avais fait mon gros possible pour m’assurer que mes vaccins étaient à jour, même s’il était difficile de savoir exactement lesquels étaient nécessaires, et mes dossiers étaient un fouillis de bouts de papier et de listes électroniques modernes. Évidemment, j’avais besoin d’une preuve de vaccination contre la COVID-19 pour entrer aux États-Unis et en Uruguay, mais allez savoir quels documents allaient être acceptés. Alors, j’ai tout apporté : les papiers de la pharmacie, le code QR du ministère de la Santé de l’Alberta, tous mes dossiers écrits et numériques.

À mon arrivée à Houston, j’ai appris que mon vol pour Buenos Aires avait été annulé en raison de problèmes de maintenance et reporté au lendemain matin. Il me fallait donc coucher une nuit à Houston et puis, comme je ne pouvais pas trouver de vol entre l’Argentine et l’Uruguay avant le lendemain, il me fallait aussi ajouter une nuit à Buenos Aires, ce que je n’avais pas prévu. En tant que Canadienne, je fais de mon mieux pour maîtriser le français et l’anglais, mais mon espagnol no es bueno, ce qui n’a pas facilité les choses.

À quoi peut donc servir ce pleurnichage à part m’attirer un peu de sympathie?

Le transport international des personnes et des marchandises est rarement simple. Malheureusement, mondialisation oblige, l’industrie des semences ne peut s’en dispenser. Au Canada, on compte sur les pépinières de contre-saison des régions du sud pour accélérer la constitution des générations et des réserves de semences. Les semences doivent descendre dans le sud, puis remonter au nord. Bon nombre de nos cultures ne se prêtent pas du tout à la production de semences, alors le Canada dépend des importations. Une fois qu’une plante est cultivée, nous devons également nous assurer qu’une variété ou un traitement de semences donné est approuvé pour l’importation dans ce marché.

La conversation à Punta del Este a beaucoup porté sur la nécessité et les avantages de l’harmonisation des pratiques entre les pays. Les exigences phytosanitaires diffèrent d’un État à l’autre et évoluent périodiquement. Lors de réunions parallèles avec Servicio Agrícola y Ganadero (SAG), organisme national chargé de la protection des végétaux au Chili, nous avons discuté de questions phytosanitaires et des inspections de la production canadienne de canola de contre-saison. Même si les différences entre les procédures peuvent s’avérer frustrantes, il ressort de cette réunion – mais aussi des séances plénières – que le désir de collaborer, de coopérer et d’harmoniser est fort. Des réunions comme le congrès de la SAA et d’associations nationales du commerce des semences offrent des tribunes pour ces discussions et, espérons-le, déboucheront sur des relations plus solides à l’avenir.

L’harmonisation des politiques et des règlements sur l’innovation en matière de sélection végétale était un autre des dossiers chauds à l’ordre du jour de la SAA. Sauf quelques exceptions comme le Pérou, l’Amérique du Sud est généralement progressiste dans son adoption des technologies génétiques, à l’instar du Canada. Cependant, les référendums tenus dernièrement au Chili en vue de modifier la législation du pays et l’acceptation de la biotechnologie auraient pu entraver notablement le commerce canadien des semences. Les directives récentes de Santé Canada sur les cultures issues de l’édition génomique, ainsi que l’orientation proposée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, ont été vues comme des politiques progressistes vers lesquelles d’autres pays devraient tendre. Si l’harmonisation est raisonnable dans les Amériques, on ne peut pas en dire autant du reste du monde, et il y a encore beaucoup à faire.      

Le congrès de la SAA s’est conclu par une discussion sur un sujet qui semble à l’ordre du jour de toutes les conférences agricoles, peu importe où elles ont lieu, c’est-à-dire la durabilité. Cette discussion sur la durabilité a porté non seulement sur la contribution des semences et des technologies connexes à la santé des sols, à l’atténuation des changements climatiques et à l’adaptation, mais aussi sur le rôle du secteur des semences dans l’utilisation responsable des ressources (terre, eau, personnes, etc.) aux fins de la production. Si ce n’est pas déjà le cas, la durabilité pourrait devenir un autre des paramètres qui permettent – ou entravent – le mouvement des semences sur le marché mondial.

J’ai bien l’intention de poursuivre ces conversations à l’international avec les acteurs du secteur des semences, en espérant toutefois qu’il y aura moins d’entraves à mes prochains déplacements.

Auteur: Lauren Comin, Gestionnaire des affaires réglementaires

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Semences Canada est le principal porte-parole du secteur des semences au Canada. L’organisme représente les analystes de semences, les obtenteurs, les distributeurs, les transformateurs, les producteurs de semences et d’autres intervenants du secteur, d’un océan à l’autre. La semence est le lien vital dans la chaîne de valeur Agricole; l’industrie contribue à l’économie à hauteur de 6 milliards de dollars, emploie plus de 63 000 Canadiens et exporte pour plus de 700 millions de dollars par année.

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NAPPO Annual Meeting 2022: ToBRFV Seeds Project

October 26, 2022 – ToBRFV, or Tomato Brown Rugose Fruit Virus, is a seed-borne virus that affects plants in the Solanaceae family, most notably tomatoes and peppers. The virus, first discovered in 2014, can render fruit unmarketable, leaving wrinkly spots, or rugose, on the fruit, and impacting the appearance of the leaves. The virus is highly transmissible and is categorized as a quarantine pest in North American Plant Protection Organization (NAPPO) member countries: Mexico, the United States and Canada.

Currently, there are no treatments for ToBRFV and sources of genetic resistance have yet to be discovered. Pest management practices include cultural controls, like strict sanitation and, most importantly, sourcing virus-free seed. 

According to Agriculture and Agri-Food Canada (AAFC), Canada produced 256,361 metric tonnes of greenhouse tomatoes in 2020, with a total farm gate value of $665.9 million and most production (71%) taking place in Ontario (AAFC, 2020). Although tomatoes are produced here in Canada, most seed for commercial production is imported. ToBRFC has been confirmed in the United States and Mexico and off the continent in Italy, Saudi Arabia, Israel, Jordan, and Turkey (ASTA, 2022). 

With the movement of the pest being strictly controlled in North America, there is a significant threat to Canada’s horticulture industry. While developers are looking at techniques to control the virus’ impact, NAPPO members are working on harmonizing diagnostic protocols to alleviate delays and reduce testing costs to facilitate trade. The ToBRFV testing project aims to evaluate the molecular diagnostic protocols used in different jurisdictions to develop a NAPPO standard protocol to evaluate seed in the future. 

The project is ongoing, with a highly coordinated team of experts from across the continent working together in various subgroups. Canada is participating with four representatives from the Canadian Food Inspection Agency (CFIA) and one from industry (Lauren Comin, Seeds Canada), serving on the expert group.

Updates on the project will be provided to Seeds Canada members at the next Vegetable and Garden Seed Policy and Issues Committee Meeting in early 2023.

Crop Profile for Greenhouse Tomato in Canada, 2020 (2020) Agriculture and Agrifood Canada. A118-10-24-2020-eng.pdf (publications.gc.ca)  

Tomato Brown Rugose Fruit Virus (ToBRFV): Q&A on the new Tobamovirus (Accessed 2022-10-20) American Seed Trade Association QA-ToBRFV.pdf (hortcouncil.ca)

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Author: Lauren Comin, Seeds Canada Regulatory Affairs Manager

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Global movement is never simple.

October 5, 2022 – In September, I had my first opportunity to travel internationally representing Seeds Canada, attending the Seed American Association (SAA) Congress in Punta del Este, Uruguay. SAA represents the interests of the Seed Industry within the Americas. Seeds Canada is a member of SAA and has a representative serving on the SAA Board of Directors.

This trip was my first to the southern hemisphere and, despite my best efforts in planning, my travel to Uruguay didn’t exactly go smoothly. Prior to leaving, I tried my best to ensure my vaccinations were up to date, although, it wasn’t clear which ones I would need, and my historical records were a mix of incomplete handwritten papers and modern electronic listings. I, of course, needed proof of covid vaccination to get into the US and Uruguay, but, which documents, or records would serve as adequate proof was questionable. So, I brought everything: papers from the pharmacy, the Alberta Health QR code, all my written and digital records.

I arrived in Houston to discover that my flight to Buenos Aires had been cancelled due to maintenance issues and rescheduled to the next morning. This not only necessitated a night in Houston, but also meant I couldn’t fly from Argentina to Uruguay until the following day adding an additional night in Buenos Aires that I hadn’t prepared for. Being Canadian, I’ve done my best to master both French and English, but my Spanish is “no es bueno”. This didn’t make anything easier.

What is the point of this sob story beyond trying to garner some sympathy?

International movement of people and goods is rarely straightforward. Unfortunately, our seed system is global, and this can’t be avoided. In Canada, we rely on southern regions for contra-season nurseries to allow advancing of generations and bulking of seed stocks more quickly. Seed needs to move down, and then back up. Many of our crops are not conducive to seed production in Canada at all, so we rely on international imports. Once a crop is grown, we also need to ensure that a particular variety or seed treatment is approved for import in that market.

A large portion of the conversation in Punta del Este focused on the need and benefit of harmonization of practices amongst countries. Phytosanitary requirements differ in each jurisdiction and are regularly evolving. Side meetings were held with Servicio Agrícola y Ganadero (SAG), the national agency responsible for plant protection in Chile, to discuss phytosanitary issues and inspections of Canadian contra-season canola production. While differences in process may cause frustration, it is obvious, not only from this meeting but from the plenary sessions, that the desire to collaborate, cooperate and harmonize is strong. Meetings like the SAA and national seed trade organizations provide venues for these discussions and, hopefully, lead to stronger relationships in the future.

 

Harmonization of plant breeding innovation policy and regulation was also a hot topic on the SAA agenda. South America is generally progressive in embracing genetic technology, with a few exceptions like Peru, similar to Canada. However, recent referendums held in Chile, which considered modifications to the country’s legislation and acceptance of biotechnology, could have created major issues for the Canadian seed trade. Health Canada’s recently released guidance on crops developed via gene editing, as well as the proposed direction from the Canadian Food Inspection Agency (CFIA) was given a nod as progressive regulation which other countries should seek to aspire to. While the Americas may have reasonable harmonization, the same cannot be said for the rest of the world, and much work remains.      

The SAA Congress wrapped up by discussing a topic that seems to be on the agenda at any ag conference, no matter the location. Conversations on sustainability in the seed sector focused not only on the contribution of seed and associated technologies to help improve soil health and mitigate, as well as facilitate adaptation to, climate change, but also on the seed sector’s role in responsibly using resources, including land, water, and people, in production. If it hasn’t already, sustainability may become yet another metric that allows- or impedes- movement of seed within the global marketplace.

I’m looking forward to continuing these conversations with the international seed community. However, hopefully next time with fewer obstacles to my movement.

Author: Lauren Comin, Seeds Canada Regulatory Affairs Manager

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Seeds Canada Congratulates Saskatchewan Pulse Growers (SPG) and Limagrain Field Seeds on Groundbreaking New Partnership

July 26, 2022 – Seeds Canada would like to extend our congratulations to the Saskatchewan Pulse Growers (SPG) and Limagrain Field Seeds on the recent announcement and launch of a groundbreaking new partnership to develop pea and lentil varieties for western Canadian farmers.

From SPG, “This new partnership is SPG’s first major collaboration in a new era for pulse breeding in Saskatchewan. This new environment will encourage multiple breeding programs and a transition from a royalty-free system to growers paying for access to new varieties through royalties like they do for other crops. This new breeding collaboration will build on the success of previous breeding partnerships to deliver improved varieties for producers.”

Seeds Canada is encouraged by this partnership, which will base its operations in Saskatoon, and represents a new investment in western Canadian crop development. This is an excellent example of how forward thinking and leadership from like-minded organizations can increase innovation, competition, and farmer-choice in the marketplace.

Seeds Canada looks forward to supporting this partnership through our advocacy and member services and watching its progress in delivering improved pulse varieties. We look forward to seeing more innovative partnerships take shape in the future.

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Co-Director of Communications Toban Dyck: tdyck@seeds-canada.ca

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Seed & Agriculture Industry Partners Host Seed Summit 2022

JANUARY 17, 2022 — The Summit, initiated by Seeds Canada and presented in collaboration with partners along the agricultural value chain, welcomes all stakeholders and users of seed to join the sessions – February 7,14, and 22 – to discuss the future of the seed regulatory system in Canada. To date, the Seed Summit 2022 partners include: Cereals Canada, Canola Council of Canada, Canadian Canola Growers Association, Canadian Horticultural Council, Western Canadian Wheat Growers, Soy Canada, Grains Farmers of Ontario, and the Ontario Agri-Business Association. Partners of the Summit agree that the conversation about regulatory change needs to include all users of the seed system.  

Canada’s seed regulatory system has not seen significant change in decades and the Seed Regulatory Modernization process is a once in a generation opportunity to influence positive change. How seed is grown, processed, and sold has changed profoundly and now is the time to ensure the regulatory framework reflects this too. It is vital that these changes reflect today’s realities and support future advancements. The Summit has been organized to help understand what those changes need to be. The discussions will help build a foundation for input and recommendations regarding what is needed by asking questions, such as: “What do growers and end users need from the seed system in Canada?”; “Is the current system supporting innovation and advancement?”; “What role should government play in the relationship between seed seller and seed buyer?”. Over the course of the three sessions, Summit attendees will  hear from a range of speakers who will delve further into these issues and open the discussion to the stakeholders and participants.

The seed sector cannot address these issues alone – nor should it as stakeholders along the value chain are all impacted by regulatory changes – which is why the Summit is encouraging all stakeholders to collaborate in helping shape the future of the seed sector and the sustainability of Canadian agriculture by ensuring we have the regulatory framework in place to do so.    

To register for the event and for more information, please visit www.seedsummit.ca.

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Semences Canada ira de l’avant avec le sommet des intervenants sur la modernisation de la réglementation des semences

24 novembre 2021 – Semences Canada a déterminé qu’il fallait recueillir des commentaires supplémentaires au sujet des exigences des intervenants pour un futur système de semences et se réjouit à l’idée de lancer un sommet qui rassemblerait tous les participants à la chaîne de valeur touchés par le Règlement sur les semences.

On s’entend généralement pour dire qu’un examen du cadre de réglementation est nécessaire puisque le dernier remonte à 1996.

« L’examen, dirigé par l’ACIA, est très apprécié et très nécessaire, a déclaré Ellen Sparry, présidente de Semences Canada. Nous croyons toutefois qu’une vision d’ensemble de l’avenir du secteur et des besoins et réalités des producteurs doit être mieux comprise pour nous assurer de mettre en place les bons outils. Qu’est-ce qui pourrait le mieux aider notre clientèle et, en retour, nos entreprises? Quel système permettrait le mieux d’innover en matière de semences et de soutenir l’avancement aujourd’hui et au-delà? Il est peu probable qu’un autre examen réglementaire complet ait lieu avant quelques décennies ou plus, et nous devons donc bien faire les choses », a ajouté Mme Sparry.

L’objectif du sommet est d’évaluer le contexte réglementaire actuel et de demander aux intervenants ce dont ils ont besoin d’un système de semences modernisé au Canada. Ces renseignements éclaireront une vision de modernisation de la réglementation des semences et le processus d’examen réglementaire. Les discussions s’articuleront autour de thèmes portant sur les composantes clés d’un système de semences canadien novateur, concurrentiel et convivial. Semences Canada tiendra les intervenants au courant des plans du sommet à mesure qu’ils seront élaborés.

Si vous avez des questions ou souhaitez confirmer votre participation à cette conversation, veuillez contacter le directeur exécutif de Semences Canada, Barry Senft, à l’adresse suivante: bsenft@seeds-canada.ca

Semences Canada est le porte-parole national du secteur des semences au Canada. Semences Canada a été créée par le regroupement de quatre associations de semences en une seule organisation afin de renforcer la défense des intérêts du secteur des semences et d’améliorer les services offerts aux membres et aux clients. La semence est le lien vital dans la chaîne de valeur agricole, contribuant à l’économie à hauteur de 6 milliards de dollars, employant plus de 63 000 Canadiens et exportant pour plus de 640 millions de dollars par année

Demandes des médias:
Jessica Goodfellow
Directrice des communications
jgoodfellow@seeds-canada

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Des partenaires de l’industrie des semences et de l’agriculture organisent le Sommet des semences 2022

LE 17 JANVIER 2022 – Le Sommet des semences, lancé par Semences Canada et présenté en collaboration avec des partenaires de la chaîne de valeur agricole, invite tous les intervenants et utilisateurs du domaine des semences à se joindre aux séances (7, 14 et 22 février) pour discuter de l’avenir des semences au Canada. À ce jour, les partenaires du Sommet des semences 2022 comprennent : Cereals Canada, Canola Council of Canada, Canadian Canola Growers Association, Conseil canadien de l’horticulture, Western Canadian Wheat Growers, Soy Canada, Grain Farmers of Ontario et Ontario Agri Business Association. Les partenaires du Sommet conviennent que la conversation sur les modifications réglementaires doit être élargie pour inclure tous les utilisateurs du système de semences.

Le système de réglementation des semences du Canada n’a pas connu de changements importants depuis des décennies, et la modernisation de la réglementation des semences est une occasion unique de tendre vers des changements positifs. La façon dont les semences sont développées, cultivées, traitées et vendues a profondément changé, et il est maintenant temps de veiller à ce que le cadre réglementaire change également. Il est essentiel que ces changements tiennent compte de la situation actuelle et appuient les progrès éventuels. Le Sommet a été organisé pour aider les intervenants à comprendre ce que ces changements doivent être. Les discussions aideraient à jeter les bases de propositions sur les changements nécessaires en posant des questions comme les suivantes : « Quels sont les besoins des producteurs et des utilisateurs finaux en ce qui a trait au système de semences du Canada? »; « Le système actuel appuie-t-il l’innovation et l’avancement? »; « Quel rôle le gouvernement devrait-il jouer dans la relation entre le vendeur et l’acheteur de semences? ». Au cours des trois séances, les participants du Sommet entendront divers conférenciers qui approfondiront ces questions et inviteront les intervenants et les participants à se joindre à la discussion.

Le secteur des semences ne peut pas régler ces problèmes à lui seul, et il ne devrait pas le faire, car les producteurs et les utilisateurs finaux sont tous touchés par les modifications réglementaires. C’est pourquoi le Sommet encourage tous les intervenants à collaborer pour contribuer à façonner l’avenir du secteur des semences et la viabilité de l’agriculture canadienne en veillant à ce que nous ayons le cadre réglementaire adéquat pour arriver à cette fin. 

Pour vous inscrire à l’événement et obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter www.sommetdessemences.ca

Demandes des médias:
Jessica Goodfellow
Directrice des communications
jgoodfellow@seeds-canada.ca